Éclats de vie

SYNOPSIS

Cet ouvrage nous conte le parcours d'un homme d'aujourd'hui traversant aussi bien les grands espaces de ce monde que les arcanes du pouvoir. Gilles Cosson y raconte, sous forme de nouvelles, la beaute des paysages, la richesse des êtres, la solitude devant la souffrance. Mais au travers de ces pérégrinations se précisent peu à peu un apprentissage secret, une mise en communication avec le monde invisible, la découverte progressive d'un rattachement à l'univers

Note de l'auteur

Un parcours spirituel : Vers une approche « postmoderne » du divin

La découverte de soi-même par l’écriture

Plongé dans un monde professionnel très exigeant, l’auteur a très vite ressenti le besoin d’écrire pour marquer les étapes d’une personnalité à la recherche d’autres horizons. Lesquels ? Il ne le savait pas très bien lui-même… Mais il lui a toujours semblé que la meilleure part de sa vie était celle des émotions poétiques et qu’il ne fallait pas en laisser perdre les moments forts …

Ainsi sont nées, entre romans et essais, les nouvelles qui constituent les Éclats de vie, comme autant de petits cailloux au bord du chemin…

Au fil des années et de la prise de conscience de la souffrance du monde, une évolution de la nature des récits est perceptible en même temps que se précise une recherche implicite de sens.

Les « confessions » : la part de l’intuition

Une fois jeté sur le papier l’essentiel de ce qui constitue ces « paraboles » personnelles, la forme de « confessions » s’est imposée comme la meilleure façon de jalonner une quête dont la portée finale est en définitive l’affaire de tous.

La deuxième partie du livre constitue donc le résumé d’une vie avec ses ombres et ses lumières. : Elle explique et met en perspective le cheminement intuitif que l’on pressent dans les Éclats de vie . Ceux-ci apparaissent alors comme les pièces d’un puzzle spirituel qui se conclut par la découverte intime de la présence du divin en soi et autour de soi.

La justification intellectuelle

Vient alors le moment de s’interroger sur la justification intellectuelle des intuitions ressenties. Cette démarche s’appuie sur l’acquis des livres précédents* (une recherche toujours ouverte qui dépasse les religions établies sans rejeter leur apport) et renverse l’affirmation traditionnelle d’un Dieu « manifesté » par la voie d’une révélation avec ses exigences, ses récompenses et ses sanctions.

Plus proche en cela des traditions orientales, mais aussi de Spinoza, voire de Saint François d’Assise, la démarche part donc de la constatation de l’existence d’un univers pensant et d’une énergie spirituelle diffuse pour construire l’idée d’un Dieu essentiellement immanent, les avancées de la science contemporaine apportant dans ce domaine un éclairage neuf. Ce Dieu, reflet d’une interrogation éternelle, devient alors la création des hommes autant que ceux-ci ses créatures. Il est d’eux, en eux et par eux. La conscience de sa grandeur, mais aussi sa transcendance en tant qu’idéal, vont donner naissance à une morale exigeante dont les composantes ont été développées dans les précédents essais de l’auteur :

 

Poursuite de la connaissanceRecherche de l’harmonie et de la beautéLutte contre la souffrance Acceptation de la finitude

C’est la présence en eux et au-delà d’eux de ce Dieu immanent autant que transcendant qu’ont ressenti la plupart des mystiques de toutes les religions, mais aussi des êtres engagés dans l’action, telles les femmes d’exception que furent pendant la deuxième guerre mondiale Sophie Scholl et Etty Hillesum. Leur sacrifice représente le plus beau témoignage de l’idée exigeante qu’elles se faisaient de l’idéal divin.

Il nous semble que cet hommage « montant », pleinement compatible avec la liberté individuelle, par opposition à la protection « descendante » d’un Dieu vite courroucé dont il convient de s’attirer les faveurs, sera celui des hommes de demain lancés par goût ou par obligation à la conquête du cosmos et plongés dans la solitude de l’espace. Leur foi que l’on pourrait baptiser « universaliste » dans la mesure où elle constituera un dépassement des doctrines existantes sera une quête jamais achevée en même temps qu’affirmation de rattachement à un univers spirituel (cf. à nouveau les essais précédents).

En résumé, la notion « postmoderne » du divin qui s’imposera naturellement à nos descendants sera une construction de l’esprit humain tout autant qu’une foi reçue. La finalité du monde pensant ne saurait être comprise, elle restera pour toujours mystérieuse, mais la création telle que les hommes sont capables de la concevoir peut et pourra être louée pour elle-même, le comportement de chacun devant être à la mesure de sa grandeur.

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* Vers une nouvelle spiritualité. Essai, Éditions de Paris, Max Chaleil, 2004.

  Lettre à un ami musulman. Essai, éd. De Paris, Max Chaleil, 2006.

Gilles Cosson

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